Réflexe n°1 : préserver toutes les preuves de l’accident
Dès que la situation le permet, il est important de conserver tous les éléments permettant d’établir les circonstances de l’accident.
Peuvent notamment être utiles :
- les photographies des lieux
- les photographies des blessures
- les coordonnées des témoins
- les procès-verbaux de police
- les constats d’accident
- les enregistrements de vidéosurveillance
- les échanges de messages ou de courriels relatifs aux faits
Avec le temps, certaines preuves disparaissent ou deviennent plus difficiles à obtenir. Il est donc essentiel de les réunir le plus rapidement possible.
Réflexe n°2 : conserver tous les justificatifs liés à vos blessures
L’indemnisation d’un dommage corporel repose sur des preuves.
Il est donc indispensable de conserver soigneusement :
- les certificats médicaux
- les rapports d’hospitalisation
- les résultats d’examens
- les ordonnances
- les factures de médicaments
- les justificatifs de soins
- les frais de transport
- les frais de parking
- les frais d’assistance ou d’aide à domicile
Même les dépenses qui paraissent modestes peuvent, cumulées, représenter un montant important et faire l’objet d’un remboursement.
Réflexe n°3 : vérifier les garanties d’assurance dont vous bénéficiez
De nombreuses victimes ignorent qu’elles disposent d’une assurance susceptible de les aider.
Il est conseillé de contacter rapidement votre courtier ou votre assureur afin de vérifier les garanties dont vous bénéficiez, notamment une assurance protection juridique.
Cette assurance peut prendre en charge :
- les frais d’avocat
- les frais d’expertise
- les frais de procédure
- l’intervention d’un médecin-conseil
Le médecin-conseil joue un rôle particulièrement important. Contrairement au médecin mandaté par l’assureur adverse, il intervient exclusivement dans l’intérêt de la victime. Il évalue les séquelles, analyse les rapports médicaux et veille à ce que l’ensemble des préjudices soit correctement pris en considération.
Réflexe n°4 : consulter un avocat spécialisé lorsque des difficultés apparaissent
Lorsque la responsabilité est contestée ou que les négociations avec l’assureur deviennent compliquées, il est souvent préférable de consulter rapidement un avocat spécialisé en indemnisation du dommage corporel.
Son intervention peut être particulièrement utile lorsque :
- l’auteur de l’accident nie sa responsabilité
- l’assureur refuse de reconnaître certains préjudices
- les discussions s’éternisent
- une expertise médicale est organisée
- une proposition d’indemnisation paraît insuffisante
L’expérience montre qu’un accompagnement juridique précoce permet souvent d’éviter des erreurs, de raccourcir certaines procédures et d’obtenir une meilleure prise en compte des intérêts de la victime.
Réflexe n°5 : ne jamais minimiser vos blessures
Certaines conséquences d’un accident n’apparaissent pas immédiatement.
Des douleurs cervicales, des troubles psychologiques, des difficultés de concentration ou certaines limitations fonctionnelles peuvent se révéler plusieurs jours, voire plusieurs semaines après les faits.
Il est donc important :
- de consulter rapidement un médecin
- de respecter les traitements prescrits
- de signaler toute aggravation ou nouvelle symptomatologie
- de participer aux examens et suivis recommandés
Un suivi médical sérieux contribue non seulement à votre rétablissement, mais également à la constitution d’un dossier médical complet permettant de démontrer l’étendue de votre préjudice.
Réflexe n°6 : ne jamais signer dans la précipitation
Après un accident, il n’est pas rare que l’assureur ou un expert vous contacte afin d’obtenir des informations ou de vous proposer une indemnisation.
Il convient de faire preuve de prudence.
Avant de signer :
- une déclaration
- une quittance
- un accord transactionnel
- une convention d’indemnisation
Assurez-vous d’en comprendre parfaitement les conséquences.
Une offre acceptée trop rapidement peut ne pas tenir compte de l’ensemble des dommages subis, particulièrement lorsque votre état de santé n’est pas encore stabilisé.
Or, une fois signé, un accord transactionnel est généralement définitif et très difficile à remettre en cause.
En cas de doute, il est prudent de solliciter l’avis d’un avocat ou de votre médecin-conseil avant toute signature.
Réflexe n°7 : faire évaluer l’ensemble de vos préjudices
L’indemnisation ne se limite pas au remboursement des frais médicaux.
Selon les circonstances, vous pouvez également prétendre à une indemnisation pour :
- vos pertes de revenus
- votre incapacité de travail
- l’aide apportée par vos proches
- les frais de déplacement
- les frais futurs
- les difficultés ménagères
- les souffrances physiques
- les souffrances psychologiques
- le préjudice esthétique
- le préjudice d’agrément
- les conséquences professionnelles de l’accident
Une évaluation complète permet d’éviter qu’une partie de votre préjudice soit négligée ou oubliée.
Réflexe n°8 : agir sans tarder
De nombreuses démarches sont soumises à des délais légaux.
Plus le temps passe, plus il devient difficile :
- de retrouver certains témoins
- de réunir les preuves
- d’obtenir certains documents
- de préserver efficacement vos droits
Une réaction rapide facilite généralement le traitement du dossier et améliore les chances d’obtenir une indemnisation juste et complète.
En conclusion
Après un accident, la priorité reste bien entendu votre santé. Toutefois, il est également essentiel de protéger vos droits dès les premiers jours.
Conserver les preuves, rassembler les documents médicaux, vérifier vos assurances, consulter un médecin-conseil et solliciter l’aide d’un avocat spécialisé lorsque cela s’avère nécessaire sont autant de démarches qui contribueront à la bonne défense de vos intérêts.
Un dossier bien préparé dès le départ permet souvent d’éviter de nombreuses difficultés par la suite et favorise l’obtention d’une indemnisation adaptée à la réalité des préjudices subis.